L’article L125-1 du Code des assurances garantit les dommages matériels directs « ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel ». Les assureurs en tirent une lecture restrictive : dès qu’une autre cause est identifiable (fondations peu profondes, arbres, état antérieur), la sécheresse ne serait plus « déterminante ». Les tribunaux ne les suivent pas : déterminante ne signifie pas exclusive, et une maison construite selon les normes de son époque n’a pas à supporter seule un phénomène reconnu par arrêté.
La question est donc technique : il faut une étude de sol et une analyse des désordres qui établissent le lien entre l’épisode de sécheresse et les fissures. C’est l’objet de la contre-expertise, puis de l’expertise judiciaire. L’avis sommaire du cabinet vous dit si votre dossier justifie d’engager cette expertise, et avec quel expert.